Un air de changement en Chine
20 millions de démissions du Parti Communiste chinois
Un air de changement en Chine
Écrit par Ludovic Genin, La Grande Époque
29-03-2007
Un air de flûte chinoise a résonné ce week-end à Paris sur le parvis des droits de l’homme au Trocadéro, un air aux sonorités du changement qui est en train de souffler sur la Chine. Depuis la diffusion des Neuf commentaires sur le Parti communiste chinois, ce sont 20 millions de Chinois qui ont démissionné du Parti Communiste.
En décembre 2004, La Grande Époque publie les Neuf commentaires et en 2 ans et quatre mois, c’est plus de 20 000 chinois qui démissionnent chaque jour. Ce mouvement de démissions reste pour le peuple un moyen d’expression pacifique, apolitique et sans précédent dans la société chinoise face à la dictature et à la corruption généralisée au sein du régime.
Cet événement montre que le peuple chinois refuse ce régime basé sur la violence, les mensonges et la tromperie. 20 millions de démissions, c’est un tiers des membres présumés du Parti Communiste. Il y a donc une véritable prise de conscience populaire pour éliminer cette dictature sans foi ni loi. C’est aussi le souhait de revenir à la véritable nature du peuple chinois : c’est à dire à la bienveillance, à la générosité, à la droiture et à l’harmonie (Lire le commentaire VI des 9 Commentaires).
Pour résumer les 9 commentaires et pour comprendre cette mobilisation du peuple chinois voici un aperçu de la nature du Parti Communiste chinois : depuis 1949, plus de 100 millions de morts – plus que les deux guerres mondiales réunies. La grande famine et le Grand bond en avant : 45 millions de morts ; la Grande révolution culturelle : 8 millions de morts ; le massacre des Tibétains : 1 millions de morts ; en 1989 le massacre des étudiants de la place Tienanmen : 3 000 morts ; et aujourd’hui le génocide des pratiquants du Falun Gong : 7 000 pratiquants torturés à morts, des milliers de morts suite au prélèvement de leurs organes, des dizaines de milliers de pratiquants emprisonnés et torturés dans des camps de concentration, des centaines de milliers de pratiquants persécutés.
Le 25 mars 2007, c’est aussi le 50e anniversaire du traité de Rome, date à laquelle les pays européens ont dit ensemble : « Plus jamais ça ». Plus jamais ça aux guerres mondiales et à l’horreur des camps d’extermination. C’est dans ce but que l’Europe a été fondée, sur les principes de la paix, de la démocratie et des Droits de l’Homme. Est-ce une coïncidence si le même jour a lieu cet anniversaire des 20 millions de Chinois qui ont décidé de ne plus appartenir à ce parti malveillant qui interdit la liberté de conscience, d’expression et de croyance. L’avenir nous le dira.
Défilé à Hong Kong en soutien des 19 millions de démissions du PCC
Écrit par Lin Yi et Zheng Liju, La Grande Époque Hong Kong.
23-03-2007
Hong Kong – Un défilé a eu lieu le 2 mars 2007 en soutien aux 19 millions de personnes qui ont quitté le Parti communiste chinois (PCC) et ses organismes affiliés (la Ligue de la Jeunesse communiste, la Ligue des Jeunes Pionniers). Il a été organisé par le Centre de Hong Kong chargé de recueillir les démissions du PCC, par le journal La Grande Époque ainsi que par des groupes civils locaux.
Les organisateurs du défilé ont lancé un appel au monde pour que le PCC soit reconnu pour ce qu’il est et pour soutenir les démissionnaires.
Aux environs de 10h30 le matin, les tambours ont marqué le début de cet évènement. Xu Haiqing, éditeur de La Grande Époque à Hong Kong, a déclaré que peu avant le Nouvel An chinois, le Dr Wang Lian, ancien technicien informatique du journal à Hong Kong, dépassant sa peur, s’est courageusement avancé afin de révéler le processus : le PCC faisait pression sur Dr Lian pour qu’il fasse des aveux d’espionnage. Une des missions que lui avait imposée le Parti était d’éliminer le journal La Grande Époque de Hong Kong.
En effet, La Grande Époque qui publie les Neuf commentaires sur le Parti communiste est devenue la cible du Parti dans la mesure où ces articles dénoncent la nature perverse du régime et éveillent la conscience du peuple.
L’activiste démocrate Sun Bin a dit qu’il avait été récemment harcelé par le PCC.
Quelqu’un de la ville de Shenzhen dans le Guangdong l’a apostrophé : « Hé ! Vieil homme, tu es encore entêté aujourd’hui. Pourquoi es-tu encore tellement proche de La Grande Époque ? Qu’est ce que cela peut t’apporter de bon ? N’as-tu pas peur de la mort ? »
L’activiste démocrate Sun Bin raconte que ses cousins ont quitté le Parti ainsi que l’un de ses amis, secrétaire du bureau de la sécurité publique pendant plus d’une décennie.
Grande Emotion lors du défilé
Ce jour-là vers midi, plus de 600 personnes ont défilé tout le long de la rue Cheung Sha Wan. Le défilé a attiré l’attention de la foule qui a pris des photos et lu les dépliants qui étaient diffusés.
Toutes les personnes présentes ont exprimé avec beaucoup de ferveur leur soutien et leur admiration. Un citoyen de Hong Kong a commenté : « Ceci est la liberté d’expression, aussi c’est quelque chose de bon et c’est uniquement autorisé à Hong Kong, mais pas dans les autres régions de la Chine continentale. La liberté d’expression est une bonne chose. »
A-Qun, une dame âgée de 75 ans, suivait le défilé les larmes aux yeux. Quand elle était en Chine continentale, elle et sa famille ont été persécutées. A l’évocation de ses souvenirs, elle ne peut retenir ses larmes : « Le PCC est réellement très mauvais. J’espère que le ciel l’éliminera rapidement. Je souhaite aux participants du défilé la paix et la sûreté. »
Beaucoup de Chinois du Continent participaient également au défilé. Ils paraissaient émus. Un homme a dit : « Je suis très heureux et rempli de joie d’avoir vu cela parce qu’il n’y a aucune chance de voir quelque chose comme ça en Chine continentale. »
Une autre personne a déclaré : « Je suis de Shenzhen, mais je n’ai jamais vu quelque chose de pareil auparavant, parce que nous ne pouvons pas avoir un tel défilé là d’où on vient. Cela est très appréciable. Il permet de voir que la démocratie et les droits humains peuvent exister. »