La médecine communiste vietnamienne
Hôpitaux militaires 108 Viêt Xô, Val de Grâce, gélatine de foetus, santé des dirigeants communistes
La médecine communiste vietnamienne est la médecine la plus inique du monde.
Plus le cadre est d'un rang élevé, plus il jouit de privilèges - les uns visibles et les autres discrets : logement, véhicule pour ses déplacements, nourriture, boisson, traitement médical prioritaire dans des hôpitaux comme celui équipé à Hànôi par l'Union Soviétique, Viêt Xô clinique A10 et A11, où les techniques et les médicaments les plus modernes sont à sa disposition. Ces privilèges sont d'ailleurs étendus aux épouses, aux enfants, aux petits enfants, aux gendres et aux brus des membres de la nomenklatura, qui bénéficient d'une "politique de tolérance".
Ðô Muoi souffrait notamment depuis longtemps de troubles du sommeil et de troubles mentaux, pour lesquels il subissait des traitements en Chine.
Après la chute du Mur, les hauts dirigeants communistes accompagnés par leur médecin et leur famille sont soignés par les ennemis d'hier à l'hôpital militaire français du Val de Grâce : Lê Ðuc Tho pour le cancer de prostate, Nguyên Co Thach pour la valvulopathie,...La France se substitue à l'ex-URSS et l'ex-République Démocratique Allemande (Allemagne de l'Est) pour soigner les dictateurs et les ex-terroristes "Les dictateurs au placard", disait Kouchner.
A Sàigòn (HCMV), l'hôpital Thông Nhât (ex Vì Dân) est réservé aux cadres spécialisés et l'hôpital Nguyên Trai (5ème arrondissement) aux cadres secondaires.
Aux pauvres, les hôpitaux à bout de souffle, les mouroirs et les misérables "centres de santé communautaires" desservis par un personnel sous-payé et incompétent, et des médecins, qui n'en sont pas. Les dépenses consacrées à la santé et à l'éducation sont dérisoires : en 1997 le budget de la santé était de 3 dollars par habitant.
L'écrivain nord vietnamien Nguyên Huy Thiêp raconte dans une de ses nouvelles la consommation des gélatines de foetus humains comme fortifiants par les dirigeants communistes vietnamiens. Un écrivain rescapé de camp de rééducation Hoàng Hai Thuy explique la composition de cette panacée spéciale appelée Cao Nguoi (Nhân Cao, Rengao), ce sont des extraits de viande et de cartilage de foetus humain provenant des avortements d'adolescentes primipares fabriqués par l'Institut de Médecine Traditionnelle du Peuple (p 234).
Un autre écrivain rescapé Vu Thu Hiên décrit l'existence d'une Commission à la Protection de la Santé (Ban Bao Vê Suc Khoe Trung Uong), qui prend en charge la santé des membres du politbureau, et fournit aux dirigeants communistes des étudiantes pour soigner leur santé physique et sexuelle, des médecins spécialistes particuliers,...
Hôpitaux
1 L'ancien "Hôpital Lanessan" devenu d'abord "Hôpital 303" puis "Hôpital de la Croix Rouge Soviétique", compte environ 1,500 lits. Dans le temps, cet hôpital exclusivement réservé aux militaires et fonctionnaires français, n'admit jamais de Vietnamiens; dès l'installation du nouveau régime au Nord Viêt-Nam, il fut transformé en hôpital militaire pour les grands blessés de Diên Biên Phu, seuls 2 pavillons étaient réservés aux civils de choix c'est-à-dire aux fonctionnaires du régime, aux membres du corps diplomatique et aux techniciens des "peuples amis"... A "Lanessan", des travaux de réfection commencèrent, bien que les bâtiments aient été laissés en parfait état, mais il fallait prouver que l'on faisait mieux que les colonialistes : quelques cloisons furent abattues et d'autres élevées, puis l'ensemble fut repeint. L'armée française ayant en vertu des Accords de Genève replié tout son matériel, on dota l'hôpital de salles d'opération dignes de ce nom, d'installations de radiographie, de rayons X, de diathermie, et on remeubla chambres et salles, les garnissant d'appareils de T.S.F., afin que les malades continuent à jouir des "bienfaits" de la propagande. Une bibliothèque marxiste-léniniste ne fut pas oubliée; la pharmacie, la stérilisation, les salles de pansements, la blanchisserie et la cuisine furent de même réaménagées. Puis l'"Hôpital 303" commença à fonctionner avec un imposant personnel soviétique de 120 personnes, qui devait guider et conseiller les "camarades" vietnamiens... Quand on jugea les Vietnamiens capables de faire marcher l'hôpital, une cérémonie solennelle fut organisée, au cours de laquelle il fut déclaré que la Croix Rouge Soviétique faisait don d'un hôpital portant son nom au peuple vietnamien : supercherie, qui ne trompe que ceux qui ne sont pas renseignés. Les techniciens reprirent les uns après les autres la route de Moscou, et seule la doctoresse resta avec un électricien. Tandis que l'"Hôpital de la Croix Rouge Soviétique" est destiné exclusivement aux habitués du "Kremlin vietnamien", son ancienne annexe, le nouveau "303" fonctionne uniquement pour les can-bô assez importants. C'est ainsi que les tenants du "pouvoir du peuple" - à l'image des pires colonialistes - songent d'abord à leur propre santé avant de se soucier de la "santé publique".
2 L'ancien hôpital "Yersin" maintenant dénommé "Phu Doan" et son annexe de l'autre côté de phô Tràng Thi (ancienne rue Borgnis-Desbordes) totalisent à eux 2 environ 1,000 lits. Réservé aux cas chirurgicaux, cet hôpital a surtout reçu pour la formation du personnel et l'équipement matériel l'aide des Allemands; et c'est encore un chirurgien allemand, qui le dirige. Il est réservé aux can-bô et aux militaires de rang inférieur, et aussi ... en surplus à la population. Un service de consultations est attaché à cet hôpital pour les maladies de la peau, les maladies du système nerveux, et l'on y donne aussi les soins dentaires, mais les malades sont si nombreux et le personnel qualifié si réduit qu'il faut attendre 15 jours à 3 semaines avant d'être reçu; malheur à celui qui souffre d'un abcès dentaire ou d'un début de sinusite. En juillet 1958, la propagande a fait grand bruit autour de l'"achèvement" - il semble à entendre cette propagande qu'un travail considérable a été mené pour atteindre le but recherché pendant plusieurs années ! - d'une "section poliomyélitique" à l'hôpital Phu Doan. Organisée avec l'aide des spécialistes soviétiques et allemands, elle comprend "3 grandes salles" avec au total...32 lits.
3 L'"Hôpital Bach Mai" (ancien "Hôpital Robin") avec ses 1,400 lits, est réservé à la médecine générale avec en plus un service d'oto-rhino-laryngologie. Il faut là aussi retenir son tour et attendre 6 mois et plus pour l'ablation d'amygdales, le seul chirurgien spécialiste étant littéralement débordé de travail.
4. Hànôi possédait jusqu'aux Accords de Genève une clinique privée dirigée par les Soeurs de Saint Paul de Chartres, où tous les chirurgiens de la ville pouvaient opérer et tous les médecins hospitaliser leurs malades... Mais très vite cette oeuvre privée porta ombrage aux dirigeants, qui cherchèrent à s'emparer de la clinique : les Soeurs durent subir leurs exigences et signèrent un contrat de location; ayant abandonné le reste de la clinique après inventaire de son matériel, elles furent reléguées dans la partie de l'établissement, qui a toujours été leur communauté. Il leur restait en outre une chambre transformée en salle de pansements, où elles donnaient encore quelques soins aux Français. Un contrôle strict a été installé à la porte d'entrée de la clinique, et il est devenu quasiment impossible de la franchie pour les Vietnamiens non munis d'un billet d'hospitalisation délivré par les autorités compétentes. Le nom a été changé - pour combien de temps du reste - en "Hôpital Saint Paul". Le médecin français a gardé une salle d'attente et un bureau de consultations, où il ne reçoit que des compatriotes une fois par semaine, de 15 h à 17 h. Insensiblement de telles transformations ont été opérées dans les attributions du personnel médical et dans l'administration que cet établissement hospitalier, qui selon le nouvel accord, devait rester "franco-vietnamien" est devenu au début de 1960 purement et simplement vietnamien avec l'expulsion hors du pays des religieuses européennes.
5 L'"Institut Pasteur" à la suite d'accords signés avec la R.D.V.N. peu de temps après son installation à Hànôi avait continué à fonctionner avec des médecins français et des laborantines formées à l'Institut Pasteur de Paris. La R.D.V.N. supportait une partie des charges, utilisant pour ses besoins les laboratoires et les vaccins de cet Institut. Mais peu de temps après les Viêt Minh créèrent un "Centre de Biologie" dirigé par des médecins allemands et équipé par eux dans le but évident de faire concurrence à l'établissement français. On commença alors à susciter à ce dernier les pires ennuis, chicanant à tous propos et notamment au sujet des dépenses engagées pour assurer son bon fonctionnement; ce ne fut plus que réunions et discussions oiseuses... La situation étant devenue intenable, le Médecin Inspecteur Général des Instituts Pasteur pour la France d'Outre-Mer fit le voyage de Paris à Hànôi afin de s'informer personnellement des conditions sur place. Comprenant qu'il n'y avait vraiment plus rien à faire de positif, il annonça le 29 janvier 1957 aux autorités fort étonnées du reste qu'il leur abandonnait l'établissement et tout le matériel sans aucun dédommagement à partir du 31 janvier. Le personnel français de l'Institut Pasteur fit ses bagages, demanda ses visas de sortie et quitta Hànôi au plus vite. Depuis lors des médecins vietnamiens avec l'aide du personnel formé par les Français continuent à faire fonctionner tant bien que mal l'établissement, dont l'activité se limite à présent aux analyses. Les autorités de la R.D.V.N. ont eu la suprême élégance de supprimer immédiatement le nom de Pasteur; mais ce geste mesquin souleva une vive désapprobation parmi les Vietnamiens et incita des anonymes reconnaissants à fleurir régulièrement la statue de ce bienfaiteur de l'humanité.
6 Les médecins français de l'"Institut du Cancer" ne tardèrent pas à quitter eux aussi pour les mêmes raisons.
7. Hànôi possède encore un centre ophtalmologique, qui n'hospitalise qu'un nombre infime de patients. C'est surtout un centre de consultations pour la population du Nord Viêt-Nam dans son ensemble. Les paysans souvent les plus atteints de maladies des yeux y viennent nombreux.