Les asiatiques votent à droite

Publié le par Pham Anh Dung

Pourquoi les asiatiques du sud-est Asie votent-ils à droite ?  

 

Voici un élément de réponse :

"Entre 1970 et 1990, de très nombreux ressortissants de l'Asie du Sud-est cherchent à fuir les régimes communistes qui dirigent leurs pays respectifs. La situation des habitants du Viêt-Nam, du Cambodge et de Laos est particulièrement dramatique. Depuis Avril 1975, avec la bénédiction des américains et des chinois, les communistes vietnamiens ont pu envahir le Viêt-Nam du Sud, près d’un million des vietnamiens appartenant à l’ancien régime a été emprisonné, des dizaines de milliers d’hommes et femmes ont péri dans les camps de concentration. Pour fuir la répression, le massacre et la vengeance idéologique des communistes vietnamiens (comme les Khmers rouges), presque deux millions de vietnamiens ont fui le pays. Là, ils seront dépendant vis-à-vis de l'aide internationale. 

En France, l'immigration du travail venait tout juste d'être suspendue et la crise économique qui traversait le pays semblait peu propice à l'accueil de nouveaux étrangers. Pourtant, après des mois ou des années d'attente, 128 531 ressortissants de l'ancienne Indochine entrent légalement sur le territoire français. Dès leur arrivée, ils bénéficient d'un accueil d'exception, accompagné de discours empathique, que formulent les dirigeants politiques notamment.  

 

La droite mobilisée

Si l'accueil des réfugiés de l'Asie du Sud-est est atypique du fait de ses modalités concrètes, il l'est aussi de par les caractéristiques sociales et politiques des acteurs qui, en France, se mobilisent dans sa mise en œuvre. La défense des étrangers est le terrain de prédilection des associations et des municipalités placées à la gauche du jeu politique. Dans le cas des boat people pourtant, c'est toute la droite qui se mobilise. Comment expliquer un tel glissement ?

Seul le contexte sociopolitique de l'époque permet de comprendre comment s'est structuré l'espace des prises de position vis-à-vis de ces réfugiés et comment un objet de lutte traditionnellement acquis à « la gauche » a momentanément pu devenir une préoccupation majeure de « la droite ». 

Au milieu des années soixante-dix, les tensions de la guerre froide sont encore très imprégnées et le clivage gauche/droite demeure structuré et structurant. Ce qui est défendu par les partisans de l'un de ces camps politiques, ne peut que difficilement l'être par les partisans de l'autre. Chacun a ses propres domaines d'intervention et le soutien des étrangers est alors clairement identifié comme étant du ressort de la gauche. Pourtant, lorsque les caméras françaises rendent publiques les images des atrocités commises par les Khmers rouges ou celles des réfugiés regroupés dans des camps de fortune, les militants français investis à gauche et à l'extrême gauche de l'espace politique ne réagissent pas ou peu. A cette époque, beaucoup d'hommes et de femmes considèrent le communisme comme un modèle politique porteur d'équité, de justice et d'espoir. Ils peinent donc à admettre et à condamner les erreurs, voire les ignominies, commises par les gouvernements d'Asie du Sud-est qui se revendiquent de cette couleur politique. Ils craignent de devoir ainsi « hurler avec les loups », conforter leurs adversaires politiques, et ils se refusent à discréditer leurs propres idéaux. La plupart des militants de gauche se garderont donc d'intervenir aux côtés des réfugiés du Sud-est de l'Asie aussi longtemps qu'ils le pourront ; Ils laisseront le champ libre à la droite.

La mobilisation du gouvernement dirigé par Valéry Giscard d'Estaing et des municipalités de droite n'est donc pas seulement imputable à un élan de générosité ou d'humanisme. Elle est rendue possible par la place que la gauche laisse vacante. Cependant, cette place aurait pu rester inoccupée. Les militants de droite n'étaient pas forcés de se préoccuper du sort des réfugiés du Sud-est asiatique. Mais d'autres enjeux nationaux et internationaux, plus proches de leurs préoccupations traditionnelles, les incitent à s'emparer de la cause des boat people. "  

 

Quelques réflexions sur les événements récents concernant les asiatiques.  

 

Les annonces relatives à des festivités et les débats animés sur l'élection présidentielle en France. Nous remarquons:

1 - ceux qui sont intégrés: les papiers en règles, un emploi stable, l’acquisition de belles villas, dans des banlieues parisiennes. Ceux ci s'intéressent aux affaires françaises en tant que citoyens français.

2 - ceux qui sont chômeurs qui rencontrent des difficultés pour mieux vivre en France. Les provinciaux se sont mieux débrouillés que ceux qui résident dans la région parisienne.

3 - ceux qui sont clandestins et travaillent « au noir » pour survivre. On a pu remarquer les points suivants: les asiatiques continuent à venir en France pour trouver un travail plus rémunérateur que dans leur pays d'origine. Nous distinguons deux grands groupes: les chinois, et les vietnamiens, laotiens, thaïlandais.

Les chinois doivent payer des réseaux de passeurs avec des faux documents administratifs falsifiés: des passeports des ressortissants des pays qui ne nécessitent pas de visas pour entrer en Europe : Japon, Corée du Sud, Taiwan. .........

Les thaïlandais entrent dans des pays de l'espace Schingen avec des tours opérateurs: les femmes se retrouvent dans des salons de massages, les hommes dans des fermes du Sud de la France et dans les travaux du bâtiment, dans les restaurants comme cuisiniers.

Nous savons par la presse que les laotiens se font exploiter en Thaïlande et dont les ressortissants continuent à immigrer dans des pays de l'Union Européenne. 

Les vietnamiens arrivent en force en Europe en tant qu’étudiants. La majorité travaille pour la police secrète vietnamienne. Ils ont pour but de contrôler et d’espionner les vietnamiens non communistes d’outremer, conformément au décret 36 du gouvernement communiste vietnamien. 

En France, il suffit de fréquenter des pagodes pour évaluer le nombre exact de ces travailleurs clandestins : pagodes chinoises, vietnamiennes, thaïlandaises, et laotiennes.

Ceux qui ont la chance d'avoir des enfants nés en France, sont mieux traités que les célibataires. Tous les jours, des reconduites à la frontière, des expulsions, des interdits de séjours sont pris malgré eux par les tribunaux correctionnels.

 

 

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